Article par: Stéphane Ross, ND PhyD, Massothérapeute, Formateur

 

Utiliser en phytothérapie depuis des siècles, l’huile d’Onagre possède plusieurs vertus des plus intéressantes. Celle-­ci est extraite à partir des minuscules graines de la fleur, en les pressant à froid pour leur conserver toutes leurs qualités. On l’a appelé aussi la « panacée du roi ». Elle est riche en acides gras, acide oléique, acide linoléique et surtout en acide gamma linolénique qui serait à l’origine de ses nombreuses vertus.

 

Il a été cliniquement démontré que l’acide gamma linolénique est le précurseur direct des prostaglandines E1 (PE1). On retrouve ces dernières dans tous les tissus et dans tous les organes, où elles exercent une fonction de régulation, en contrôlant l’action de plusieurs enzymes essentiels. Plusieurs études ont montré que la présence d’acide gamma linolénique de l’huile d’Onagre favorise la synthèse des PGE1 au détriment des PGE2.

 

L’acide gamma linolénique est très rare dans la nature, seules quelques plantes en contiennent des quantités suffisantes. De plus, la plupart de nos huiles et graisses subissent une hydrogénation afin de les rendre stables et de longue conservation. Cette opération transforme les acides gras essentiels en acides gras saturés. Cette hydrogénation empêche l’acide linoléique de se transformer en acide gamma linolénique qui est d’une importance capitale pour notre santé.

 

Le Dr Joseph Levy, docteur en médecine et docteur de spécialité en sciences physiques, diplômé de médecine nucléaire, reconnaît l’efficacité de l’huile d’onagre dans plusieurs cas :

Maladies cardiovasculaires
Par ses actions hypercholestérolémiante, anti­agrégabilité plaquettaire, anti­phlébitique et anti-thrombosante, et de son action sur la tension artérielle qu’elle aide à faire baisser.

 

Sclérose en plaques (SEP)
On a remarqué que les malades atteints de SEP ont le plus souvent un taux d’acide linoléique très bas. Donc, si les acides gras essentiels sont efficaces sur la SEP, l’acide gamma linolénique le sera encore plus. Les malades de la SEP ont un taux de PGE2 très élevé dans leur liquide céphalo- rachidien. L’huile d’Onagre permet d’augmenter le taux des PGE1 au détriment de ces PGE2.

Syndrome du déficit d’attention et hyperactivité (TDAH)
Certaines études démontrent que les enfants atteints de TDAH présentent un taux plus élevé de symptômes non spécifiques, caractéristiques d’une carence en acides gras essentiels (Ex. : plus grande soif et atopie). L’huile d’Onagre contient plus de 70 % d’acide cislinoléique et environ 9 % d’acide cisgammali­nolénique, et elle est réputée pour améliorer le comportement des enfants hyperactifs.

 

Syndrome prémenstruel
Elle s’oppose aux effets d’un excès de prolactine. Elle est donc bénéfique dans le syndrome prémenstruel et les affections bénignes des seins (kystes, seins sensibles, seins présentant un aspect granuleux).

 

Ménopause
La carence en acides gras essentiels est certainement en cause dans les troubles gynécologiques, l’huile d’Onagre s’avère très efficace lors de ces troubles. Lors de la ménopause, elle atténue grandement les maux de tête, les douleurs, l’irritabilité, les bouffées de chaleur, etc. De plus, elle rééquilibre les hormones.

Maladies de la peau
Des analyses sanguines effectuées sur 50 jeunes gens atteints d’eczéma, ont montré que le taux moyen d’acide linoléique chez ces sujets était particulièrement élevé et le taux d’acide gamma linolénique particulièrement bas. L’enzyme qui permet la conversion de l’acide linoléïque en acide gamma linolénique est la delta­6­désaturase et cet enzyme fait défaut chez les sujets allergiques. L’huile d’Onagre permet donc de corriger ce problème. En stimulant les lymphocytes T, l’huile d’Onagre pourrait bien être une solution à divers problèmes de peau.400_Phytonagre

Autres bienfaits de l’huile d’onagre :

 

  • Contrer la chute des cheveux.
  • Lors de sécheresse des muqueuses (bouche et yeux secs).
  • Lors de fragilité des ongles.
  • Pour lutter contre la peau sèche et les rides.
  • Aider à résister aux agressions de l’environnement (vent, pluie, soleil, froid, pollution, tabac).

 

Partager cet article sur: